Le rituel du bain.

fleurdecarabistouille tout droit réservé

Quand on a de jeunes enfants, on parle souvent du bain et ça devient une routine, quelque chose de banal.

Il y a beaucoup de choses comme ça qui le sont. Mais je suis persuadée que d’enrichir le quotidien avec de la fantaisie permet de planter des graines de créativités dans la tête de mes enfants. Non pas que je veuille en faire des artistes (ou peut-être que si !) mais je veux surtout que cette créativité soit au service de leur quotidien, lorsqu’ils rencontrent une difficulté (l’amplitude de l’échelle des difficultés peut être grande !). Je crois que ça peut leur permettre d’être positif, de surmonter ou contourner les obstacles, de changer constamment là où d’autres attendent que le changement vienne des autres.

Vous me direz: Quel rapport avec le bain ?

Et bien le moment du bain est pour moi un exemple de la créativité et de la fantaisie que je mets dans leur vie. Il est l’illustration des liens que je tisse , des chemins neurologiques inédits que je leur propose.

Il suffit d’un peu de mousse, mais pas toujours, de quelques jeux simples, de livres de bain, mais aussi de couleur, car la fantaisie c’est aussi de la couleur, surtout quand on est petit ! (En plus on nous a vendu la maison avec des leds multicolores dans les salles de bain ! Ce qui enrichit l’expérience ! )

Donc très régulièrement (6 jours sur 7 au moins) je leur donne envie d’aller prendre le bain, d’être acteurs de ce bain, en leur faisant choisir la couleur de l’eau, et je dois dire qu’ils adorent et qu’ils ne s’en lassent pas, et moi non plus !

Prendre un bain dans de l’eau bleue, ou rose, violette ou verte, orange et j’en passe, c’est juste génial quand on a un an et demi et trois ans !

Et ce qui est encore mieux, c’est que lorsqu’ils n’ont pas envie de prendre le bain, je leur dit : Alors ce soir de quelle couleur voulez vous votre eau ?

Et chaque soir, au rythme de chacun son tour, chacun son jour, ils versent eux même le colorant alimentaire dans l’eau, en voyant comment chaque goutte tombe et virevolte comme de la fumée dans l’eau, pour celui qui est liquide, ou en écrasant avec le pied celui qui est en gel, pour finir en mélangeant avec les pied, les mains, ou encore avec l’eau qui coule et qui brasse tout ça.

Toutes ces images sont si simples et en même temps fantastiques de créativité. Toutes ces images sont des petits trésors lumineux qui les rendent acteurs de leur vie, dans l’apprentissage du bonheur, comme si l’esprit était un grand jardin multicolore d’où ces petites graines plantées germeront au gré et besoins des années d’apprentissage.

Je crois en tout cela, je crois que c’est neurologique, je crois que ce genre d’expérience permet une jolie résilience quand c’est nécessaire ! Je pense qu’avec de petites choses, on peut rendre intéressant des activités de tous les jours et faire germer de petites têtes colorées et positives !

Pour que de l’ennui naisse de la couleur, pour que la couleur soit le reflet d’une énergie saine et vitale !

fleurdecarabistouille tout droit réservé

Les dessous d’Instagram

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Ou mon coup de gueule à certains utilisateurs (mais surtout -trices) de ce réseau social.

Ça fait un moment que ça me taraude, j’avais envie de parler de ce qui se passe sur Insta, sans filtre (quelle ironie !), partager ce qui m’énerve et ce qui renforce mon coté asocial que j’aime tant ! Solitude je t’aime tellement, là où d’autres ont peur de toi !

Je précise que j’aime Instagram, et que comme dans tous les trucs chouettes, il y a des choses qui dévient (du verbe dévier).

Aujourd’hui Instagram est LE réseau social incontournable par excellence ! En constante évolution, il a même upgradé maintes fois pour devenir une plateforme d’échanges publicitaires dominante mondialement. Des emplois sont créés, les agences de digital marketing , des agences d’influences poussent comme des champignons. Chacun s’y retrouve, les marques, les influenceurs, les clients potentiels. (Et les arnaqueurs, dropshippers, etc.)

La publicité à la télévision est obsolète et ne touche plus que les gens qui la regardent. Il y en a encore ? (Je trouve la télé vraiment ringarde. Attention, j’ai dit la télé, pas ses utilisateurs.)

Moi même, j’aime chercher sur Insta de nouvelles idées , des choses à découvrir, de nouveaux produits etc.

On y est plus pour échanger, mais pour vendre, acheter, faire croire. Certains irréductibles ont des contenus intéressants, stylés, personnels, avec une personnalité. Mais il faut les trouver…

Bref, l’échange se résume à ça, hypocrisie et sourires forcés.

La niche  » Famille « 

Dans la niche « Famille » dans laquelle je suis, force est de constater que les enfants sont les marionnettes principales du business. Ils sont affichés, pour certains, à chaque post et doivent quotidiennement passer sous l’objectif de papa et maman (mais surtout maman c’est ça le pire !)

C’est une part entière de la relation qu’ils ont avec leurs parents. Ils sont soumis à cet objet qui fait « tiers » et qui se place entre eux et le dit-parent, jour après jour. Ils apprennent à faire bonne figure, à s’exposer, à se vendre (ou à vendre ses proches ?)

Certaines même, parlent pour leurs enfants, et n’existent plus que par ce biais ventriloque, révélant ainsi leur évidente faille narcissique, et transmettant cette faille en faisant de leur enfant leur marionnette. Les conséquences sur l’enfant, obligé de n’exister que par l’oeil de maman ou papa, sont terrifiantes ! L’enfant a besoin de construire SON identité, et celle-ci lui est complètement volée par le parent qui en est lui même dépossédé. Ne parlez pas pour vos enfants, ou du moins ça peut arriver une fois ou deux, on l’a tous fait, mais créer un compte en faisant de son enfant une illustration à se qu’il pourrait dire, est terrifiant, malaisant et malfaisant !

Si certains partagent des moments où apparaissent leurs enfants (car la vie de famille pour le coup c’est aussi ça !), d’autres les instrumentalisent tyranniquement, peu importe que l’enfant ne soit pas un objet !

La capacité à prostituer digitalement ses enfants pour espérer gagner assez d’argent est affligeante.

J’imagine déjà toutes les concernées s’offusquer en lisant mon article, en criant que c’est parce qu’elle les aiment qu’elles les affichent à tout bout de champ sans leur consentement ! (Quel consentement ? Ils ne parlent même pas pour la plupart !)

La couleur de la merde

Toutes ces images se ressemblent tellement en plus. Tous ces enfants si précieux, photographiés sous toutes les coutures, dans les mêmes fringues, les mêmes couleurs, tout ça dans des intérieurs qui font des images si tristes et uniformément dans des tons de beiges et marrons… (Vous me direz c’est bien la couleur de la merde ? Non ?) Que dire de ces tapis écrus (berbères s’il vous plait !), fauteuils IKEA et fleurs de la pampa qui uniformisent les intérieurs et font la part belle aux grandes enseignes ! Tout ça parce que dans l’espoir de vendre, ou de montrer qu’on est dans la tendance actuelle, on révèle grandement un manque de personnalité… Oui cela m’écoeure bien, je dois le dire…

Finalement, ce grand vide m’évade, et c’est sans doute pour cela que j’y suis . Il me change de mon quotidien si conscient et si rempli.

Famille et handicap

D’autres ont choisi d’exposer leur vie de famille avec un enfant handicapé, afin de nous sensibiliser, de nous informer. Je trouve ça très bien. Mais où est la limite ?

Il faut bien cadrer les choses, car raconter que son enfant est revenu à la maison en pleurant car il se fait frapper à la récré, que les autres se moquent, et qu’il aurait aimé, de ce fait, naître « normal », ce n’est plus sensibiliser. C’est violer l’intimité profonde de cet enfant, c’est exposer l’inexposable, c’est briser la colonne vertébrale de la confiance dans une relation mère-enfant.

Toujours sous prétexte de se mettre à la place de cet enfant.

Qui aurait envie qu’une telle chose soit sue par des milliers de personnes, quand on est un enfant ? Qui plus est handicapé ?

C’est fou ce qu’on peut demander à un enfant, notre enfant, alors que nous ne le supporterions pas nous même s’il s’agissait de nous, si c’était nous à cette place là !

Alors oui, dans un monde où la téléréalité a fait admettre le voyeurisme comme une valeur morale, sociale, ce genre de post fait le buzz.

Je ne dis pas que c’est volontaire dans le cas cité, de la part de cette maman, mais je lui souhaite du fond du coeur d’avoir une p….. de réelle prise de conscience !

Si nos enfants nous exposaient…

Ou s’arrête l’exposition de nos enfants ? Quelles sont les limites ? Exposition puis Exploitation ?

NON, n’oublions pas que même si ce sont nos enfants, ils ne nous appartiennent pas. Ce ne sont pas des objets ! Que risque-t-on de leur transmettre ?

Ne vous étonnez pas, si plus tard vous êtes exposés en train de faire dans vos couches TENA , pour sensibiliser le monde à la vieillesse, à la fin de vie ! Ça vous parait odieux ? Et pourtant c’est très sensé, c’est ce qu’ils ont appris dès leur plus jeune âge !

L’Amour, c’est de la sécurité financière (oui, allez…) c’est de la sécurité émotionnelle, c’est de la confiance, c’est inconditionnel.

L’Amour, c’est du Respect, celui même qu’on aimerait recevoir si c’était nous qui dépendions d’eux pour notre survie !

J’aimerais ne plus voir d’abus d’enfants instagramés.

L’île piétonne d’Armona.

Nous avons pris le bateau à Olhao, ce jour là, 22 septembre 2020, pour nous rendre sur l’île d’Armona.

Je ne savais pas que j’allais vivre un vrai coup de coeur intergalactique.

Alors peut-être que cette rencontre était ce dont j’avais besoin sur le moment, (j’en connais qui trouve cette île sans intérêt. Hein ? Quoi ? Ah ah !) mais en tout cas j’étais loin de me douter qu’Elle allait tant me plaire.

En effet, en arrivant sur l’île, les quelques maisons donnant à même la plage sont sans prétention (mais quand même, elles donnent directement sur le sable, c’est quand même assez rare !). Quelques barques et bateaux sont amarrés et nous sommes pratiquement directement accueilli par un bar un un petit commerce de souvenirs, jeux de plage, etc. Rien de transcendant. Entre les deux, une allée piétonne bétonnée, bordées de petites maisonnettes.

Ce sont des maisonnettes typiques ou pas, plus ou moins végétalisées, posées sur le sable, les unes à cotés des autres, comme une frise plus ou moins colorées. La marche est un peu longue et je me demande ou ce chemin va nous mener. Ce chemin soit dit en passant est l’artère principale de l’île.

Après avoir passé ces maisons, ce parc pour enfants fermé pour cause de COVID, un camping avec de petits bungalow bleus, il est deux maisons dont l’entrée est digne d’un film de pirate ! De quoi se dépayser encore un peu plus…

Juste après un restaurant, dernier témoin de la civilisation, se dessine un interminable chemin en bois.

Au croisement du ciel et du sable

C’est là que l’on passe encore une autre dimension. J’ai l’impression d’une terre étrangère, d’être hors continent. Je suis toujours séduite par les immensités naturelles, et par l’Horizon (partie intégrante de moi, je l’aime, il a du sens, et je fixe sur lui des idéaux qui me poussent à avancer)

L’horizon est sans limite, tout comme nous si on en prends conscience.

A tout ceux qui aiment les îles désertes, la solitude, la paix, la nature et se ressourcer, vous trouverez tout ça tout au bout de ce chemin de bois. Moi qui était si stressée, j’ai eu là un grand coup de calme sur la tête, et ça fait un bien fou… L’environnement m’a obligée au no-stress, comme un cheminement à l’envers de ce qu’on a l’habitude de connaître.

Je n’avais jamais vécu ça avant ce jour…

« Les bruits du jardin » des Editions Usborne.

« Les bruits du jardin »: Un superbe livre tactile et sonore des Éditions Usborne, une édition originale que j’affectionne particulièrement !

Conçus aussi pour les bébés, juste avant que votre enfant pointe du doigt, ou pour l’aider à obtenir cette acquisition !

Voici mon lien INSTAGRAM où j’explique les avantages de ce livre plus en détails: